Pas sûr d'avoir bien compris, Carlos se lève, s'approche du grillage : "Bonjour, vous dites ?" Et l'homme de partir en discussion avec mon hôte. J'hésite, curieuse, mais ne me lève pas, polie. Mais Mireille reconnaît les gestes de son mari et me dit "Je crois bien que ça chauffe !" Elle se lève et je la suis un instant plus tard.

"Bonsoir" dis-je, et l'homme de me répondre :
- "Je disais à vos amis que je trouvais inadmissible que vous puissiez profiter de ce terrain gratuitement alors qu'il y a des gens qui ne peuvent pas s'offrir des vacances !"

Extraits de la discussion :
"Avec les engins que vous vous payez, nous devriez avoir obligation de payer le camping comme tout le monde." "Ce terrain est communal et il n'est pas normal que ce soit gratuit"... J'en passe !

Quels que soient nos arguements, nous avions forcément tort, mais, reconnaissons lui un point : il nous sortait toutes ses (j'ai pas dit ces, j'ai dit ses...) aneries sur un ton emprunt d'une extrême politesse, allant même ajouter "Vous voyez, je vous dis même tout ça sans aucune agression !!".

Et tout d'un coup, il ajoute "Vous savez, je suis un élu dans ma commune, et je vous assure que cela ne se passe pas comme ça chez moi !" A ma question "Et vous êtes d'où ?", il me répond hésitant "de la région du Nord".

Pendant tout le diner, nous sommes restés pantois de cette "intrusion". Il faut dire qu'il venait de l'intérieur du camping et y est retourné direct. Pas d'excuse de poubelles, sanitaires ou autres pour se dire qu'il nous aurait apostrophés "en passant".

Et puis, d'un commun accord, après le diner et les différents rangements, nous sommes partis faire la "balade du soir". Poussette devant nous, nous avons fait le tour du camp, et dépisté ce cher homme, qui en nous voyant de loin, a pourtant essayé de ne pas nous montrer où était, mais c'était mal nous connaître.

Effectivement, c'est bien dans la région "nord". 61. J'en connais pourtant des camping-caristes dans le 61... Mais tout caravanier qu'il soit, il dot être bien malheureux dans la vie pour avoir eu besoin de venir nous dire ça, peureux derrière son grillage en ne parlant qu'à 1 CC plutôt qu'au milieu d'une aire accueillant, ce soir-là, 14 véhicules !

Je le plains.