Minuscule rencontre
Par Claire le dimanche 28 septembre 2008, 20:32 - Carnets de route - Lien permanent
Une petite pause au milieu du boulot... Pour vous parler d'une rencontre vécue il y a tout juste une semaine, à peu près à l'heure où j'écris ces lignes... J'étais en déplacement pour le boulot, une petite semaine de balades pour aller voir mes stagiaires dans leurs entreprises d'accueil. Cette fois, j'ai fait un tour entre Ste Foy la Grande, Périgueux, Libourne, Soustons, Marmande et bien sûr, Bordeaux en long, en large et en travailers. Donc une rencontre. Minuscule, mais qui laisse des traces...
Je n'ai pas voulu me poser en ville. Il faisait un temps magnifique, et la Dordogne me tendait les bras. Mais où m'installer sans être dans l'illégalité, sans risques, sans trop me faire voir, sans problème de manœuvre, et surtout sans déranger ?
Quand j'ai enfin trouvé l'accès au bord de l'eau, j'ai longé la Dordogne sur plusieurs kilomètres. A droite les superbes maisons, à gauche une bande de terre d'une dizaine de mètres de large avant l'eau. Mais surprise. Cette langue de terre est en général privée. Magnifiquement propre. Souvent couverte d'une pelouse digne d'un jardin anglais. Quelques petits panneaux ridicules à peu près au milieu de chaque portion précisent que celles-ci sont privées. Rien ne m'empêche de m'y installer si ce n'est la politesse et le petit panneau !! Au bout de plusieurs lieu-dits, je trouve moyen de faire demi-tour. Je croise 2 personnes à qui je demande conseil et avec qui je finis par discuter un bon quart d'heure des joies du camping-car. Et je repars. J'ai vu un petit coin il y a un moment, et je pense que je vais m'y poser.
L'herbe est effectivement bien verte, les poteaux qui délimitent me laissent un endroit pour me poser et je finis par m'installer.
Alors cette rencontre me direz vous ?? Oui, oui, ça vient !!
Comme chaque fois que je m'installe, après les questions matérielles, je sors mon appareil et je capture le coin. Je m'aventure un instant sur la partie privée, histoire de tremper mes doigts de pied dans l'eau. Je m'étonne devant une plante rampante dont les feuilles sont gigantesques... Comme à chaque étape, je découvre à nouveau la nature qui m'entoure... Je reste assise sur la marche du camping-car et immobile, j'écoute les couleurs, les odeurs, j'entends le vent à travers les feuilles. Et mon regard est attiré par une branche qui ne bouge pas comme les autres...
Un minuscule écureuil monte et descend la branche. Il s'arrête, il repart. Il saute sur l'arbre voisin, disparaît dans les branches hautes, réapparaît en descendant un énorme tronc à la verticale. A nouveau il revient en traversant un morceau de pelouse entre 2 arbres... Et tout d'un coup, il s'arrête, debout sur ses pattes arrières. Il n'est pas loin de moi. Environ 10 mètres. Peut-être moins. Sa tête est tourné vers moi, mais est-ce qu'il me regarde vraiment ? Aucune idée. Je ne bouge pas d'un cil, et la photo dont je rêvais n'existera jamais. Mon appareil n'est pas à côté de moi, et si je bouge, il s'en ira. J'oublie aussitôt mon envie et je reste stupéfaite quand je le vois repartir... dans ma direction !! En plusieurs étapes, il arrive. Sans peur. Curieux. Je n'ose pas bouger. J'ai même l'impression que mon cœur fait plus de bruit que la route qui se trouve de l'autre côté de la Dordogne et dont je trouve les véhicules très bruyants !!
Il viendra jusqu'à moins de 3 mètres de moi. Je resterai totalement immobile osant à peine respirer. Me demandant même un instant si le léger souffle de mon asthme récurent ne risque pas de le faire fuir. Et quand il reste debout devant moi un long moment, balançant légèrement sa minuscule petite tête de droite à gauche, je me demande si je ne rêve pas. Un chant d'oiseau nous tirera tous les deux de notre hyptnose mutuelle, et en quelques secondes, il disparaîtra dans un buisson. Je resterai encore longtemps à scruter les branches de tous les arbres qui m'entourent pour le retrouver.
Depuis que j'ai le camping-car, ce n'est pas ma première rencontre. Et je les espère de plus en plus souvent. Je ne suis pas en mesure de les provoquer, mais en étant plus souvent dans la nature, ce sont des moments que je vivrai à nouveau.
Depuis une semaine, je repense à mon petit écureuil, sa jolie queue déployée dans les arbres, ou fièrement verticale derrière lui alors qu'il m'observait. Je repense à tout ce que cette rencontre a bousculé dans ma tête. Ou du moins, faire remonter à la surface. Cette envie de m'évader. De quitter ces 4 murs froids d'un 8ème étage aux voisins bruyants et malotrus. De m'échapper tous les soirs vers un espace nouveau. De tous les soirs retrouver une nature nouvelle. Faire tous les soirs des rencontres aussi riches que celle de mon tout petit écureuil.
Quand j'ai enfin trouvé l'accès au bord de l'eau, j'ai longé la Dordogne sur plusieurs kilomètres. A droite les superbes maisons, à gauche une bande de terre d'une dizaine de mètres de large avant l'eau. Mais surprise. Cette langue de terre est en général privée. Magnifiquement propre. Souvent couverte d'une pelouse digne d'un jardin anglais. Quelques petits panneaux ridicules à peu près au milieu de chaque portion précisent que celles-ci sont privées. Rien ne m'empêche de m'y installer si ce n'est la politesse et le petit panneau !! Au bout de plusieurs lieu-dits, je trouve moyen de faire demi-tour. Je croise 2 personnes à qui je demande conseil et avec qui je finis par discuter un bon quart d'heure des joies du camping-car. Et je repars. J'ai vu un petit coin il y a un moment, et je pense que je vais m'y poser.
L'herbe est effectivement bien verte, les poteaux qui délimitent me laissent un endroit pour me poser et je finis par m'installer.
Alors cette rencontre me direz vous ?? Oui, oui, ça vient !!
Comme chaque fois que je m'installe, après les questions matérielles, je sors mon appareil et je capture le coin. Je m'aventure un instant sur la partie privée, histoire de tremper mes doigts de pied dans l'eau. Je m'étonne devant une plante rampante dont les feuilles sont gigantesques... Comme à chaque étape, je découvre à nouveau la nature qui m'entoure... Je reste assise sur la marche du camping-car et immobile, j'écoute les couleurs, les odeurs, j'entends le vent à travers les feuilles. Et mon regard est attiré par une branche qui ne bouge pas comme les autres...
Un minuscule écureuil monte et descend la branche. Il s'arrête, il repart. Il saute sur l'arbre voisin, disparaît dans les branches hautes, réapparaît en descendant un énorme tronc à la verticale. A nouveau il revient en traversant un morceau de pelouse entre 2 arbres... Et tout d'un coup, il s'arrête, debout sur ses pattes arrières. Il n'est pas loin de moi. Environ 10 mètres. Peut-être moins. Sa tête est tourné vers moi, mais est-ce qu'il me regarde vraiment ? Aucune idée. Je ne bouge pas d'un cil, et la photo dont je rêvais n'existera jamais. Mon appareil n'est pas à côté de moi, et si je bouge, il s'en ira. J'oublie aussitôt mon envie et je reste stupéfaite quand je le vois repartir... dans ma direction !! En plusieurs étapes, il arrive. Sans peur. Curieux. Je n'ose pas bouger. J'ai même l'impression que mon cœur fait plus de bruit que la route qui se trouve de l'autre côté de la Dordogne et dont je trouve les véhicules très bruyants !!
Il viendra jusqu'à moins de 3 mètres de moi. Je resterai totalement immobile osant à peine respirer. Me demandant même un instant si le léger souffle de mon asthme récurent ne risque pas de le faire fuir. Et quand il reste debout devant moi un long moment, balançant légèrement sa minuscule petite tête de droite à gauche, je me demande si je ne rêve pas. Un chant d'oiseau nous tirera tous les deux de notre hyptnose mutuelle, et en quelques secondes, il disparaîtra dans un buisson. Je resterai encore longtemps à scruter les branches de tous les arbres qui m'entourent pour le retrouver.
Depuis que j'ai le camping-car, ce n'est pas ma première rencontre. Et je les espère de plus en plus souvent. Je ne suis pas en mesure de les provoquer, mais en étant plus souvent dans la nature, ce sont des moments que je vivrai à nouveau.
Depuis une semaine, je repense à mon petit écureuil, sa jolie queue déployée dans les arbres, ou fièrement verticale derrière lui alors qu'il m'observait. Je repense à tout ce que cette rencontre a bousculé dans ma tête. Ou du moins, faire remonter à la surface. Cette envie de m'évader. De quitter ces 4 murs froids d'un 8ème étage aux voisins bruyants et malotrus. De m'échapper tous les soirs vers un espace nouveau. De tous les soirs retrouver une nature nouvelle. Faire tous les soirs des rencontres aussi riches que celle de mon tout petit écureuil.
Commentaires
il devait etre borgne ou aveugle pour pas avoir peur cet écureuil... gnihihihihihi *sadique*
En attendant j'ai toujous pas les photos de l'escapade moi ^^
Ton histoire etait formidable. J'aimais bien le petit écureuil et j'aurais bien voulu le voir en photo.
Gros bisous Soso
Merci ma puce !!
Belle histoire avec cet écureuil. Cela me rappelle une rencontre avec une marmotte :) A+ Gpinpin
Un jour ce sont les tits écureuils qui s'empresseront de te prendre en photo ...tellement peu l'habitude de voir "l''homme/la Femme"...
Cela a dût lui faire plaisir de te croiser :)